Parc Zoologique de Paris Dossier 2019. partie 3

5 ANS 5 NOUVELLES ESPÈCES

5 nouvelles espèces, faciles à acclimater, visibles tout le temps et par tous les temps, feront leur entrée au Parc Zoologique de Paris. Les arrivées s’échelonneront tout au long de l’année 2019.
Au-delà de la symbolique du chiffre 5 (5 ans, 5 biozones, 5 espèces), l’introduction de nouvelles espèces par zone géographique est en accord avec l’un des principes fondateurs du Parc : la présentation des animaux dans leur milieu naturel.

 

DE NOUVEAUX MESSAGERS

5 nouvelles espèces

Les arrivées des représentants des nouvelles espèces, échelonnées selon un calendrier corrélé aux vacances scolaires, seront saluées par des événements (voir page 19) afin d’y associer le public du Parc. En février, les otaries à fourrure australe ; en avril, les coatis ; en juillet, les suricates et les otocyons ; en novembre, le blob et en décembre le requin bambou.

Pour accueillir les nouveaux animaux qui viennent agrandir la famille du Parc, quelques aménagements sont nécessaires : réorganisation d’enclos existants, création d’un nouvel enclos dans la biozone Afrique pour les suricates et les otocyons ; construction d’un aquarium marin à la sortie de la Grande serre.

Des porteurs de messages

Comme l’explique Alexis Lécu, directeur scientifique du Parc : « Le choix des cinq espèces s’inscrit dans la stratégie de développement du Parc et se veut réaliste par rapport à un budget contraint. En introduisant une nouvelle espèce par biozone, nous souhaitons rendre plus explicite encore l’approche de la mixité dans un milieu naturel donné. Nous avons choisi des espèces que nous pouvons accueillir dans de bonnes conditions, des espèces – comme les suricates – ayant un réel capital de sympathie, des espèces à fort potentiel pédagogique, afin d’aborder avec le public des problématiques différentes et pour certaines tout à fait nouvelles, notamment l’organisation des groupes chez les espèces grégaires, la diffusion des espèces envahissantes, l’impact de l’Homme sur les milieux marins côtiers ».

 

PORTRAITS DES NOUVEAUX ARRIVANTS

otarie a fourrure australe 6© mnhn - bruno david

  • LES OTARIES À FOURRURE AUSTRALE

biozone Patagonie – arrivée février 2019

Un couple d’otaries à fourrure australe (Arctocephalus australis) viendra rejoindre les otaries à crinière déjà présentes dans la biozone Patagonie : Ela et Nora les deux femelles, Portos et Aramis les deux mâles. Dans la nature, ces mammifères marins se côtoient et partagent en Amérique du Sud le même biotope, le long des côtes du Chili et de l’Argentine. L’introduction des otaries à fourrure australe permet de montrer la diversité au sein d’une même famille.

Les nouvelles venues sont plus petites et plus rapides que les otaries à crinière. Le Parc sera ainsi le premier zoo en France à présenter cette espèce et le premier à montrer les deux espèces ensemble.

coati_roux_2 mnhn fg grandin

  • LES COATIS ROUX

biozone Amazonie-Guyane – arrivée avril 2019

L’introduction de coatis roux (Nasua nasua), présente un double intérêt : en plus de son attractivité – une queue annelée, brune à noire avec des anneaux jaunes, un museau effilé et de petites oreilles arrondies et foncées – le coati permet d’aborder un sujet sensible : les espèces exotiques envahissantes.

Les coatis, à l’image des ratons laveurs, ont la capacité de s’adapter et de pouvoir coloniser d’autres biotopes que leur milieu d’origine.

Les coatis vivent en groupe, ils émettent des sons très particuliers pour alerter d’un danger potentiel. Ils seront présentés avec les chiens de buissons. Dans la nature, ces deux espèces de carnivores occupent le même milieu, mais à des niveaux et des rythmes différents.

Les chiens des buissons vivent au niveau du sol et les coatis sont arboricoles, et lorsque les chiens des buissons dorment, les coatis s’agitent. Ainsi l’enclos sera toujours animé. L’introduction des coatis sera facilitée par le renouveau de la famille des chiens des buissons (une jeune femelle est arrivée récemment) ; les deux groupes vont se construire en parallèle et grandir ensemble dans un enclos réaménagé, enrichi de structures verticales et doté de petites cabanes.Seuls deux zoos en Europe présentent ces deux espèces ensemble.

Otocyon dont la tête dépasse de la tanière. Bat-eared fox whose head is out of its den

  • LES SURICATES ET LES OTOCYONS

biozone Afrique – arrivée juillet 2019

Petits animaux très actifs, les suricates (Suricata suricatta) feront leur entrée au Parc. Espèce territoriale, originaire des savanes du sud de l’Afrique, ils sont bien connus pour leur comportement social. Ils vivent en groupes composés d’une dizaine d’individus mâles et femelles, au sein duquel des « sentinelles », dressées sur leurs pattes arrière, surveillent le territoire pendant que le reste du groupe s’occupe des jeunes, cherche de la nourriture ou se repose. Ils seront présentés en mixité avec une autre espèce de carnivores-insectivores, les otocyons (Otocyons megalotis), littéralement « renards à grandes oreilles ».

Un nouvel enclos sera aménagé pour les accueillir, à l’emplacement de l’actuel belvédère. C’est l’occasion de mettre en valeur cet espace d’observation, situé entre la grande volière et le rocher de la Souricière et qui offre une belle vue sur le bassin et la plaine des girafes et des autruches. Bordé par un garde-corps en faux rocher, le belvédère sera partiellement transformé en enclos. Une clôture en bois brut, délimitera le nouvel espace animalier et sera percée de zones vitrées pour permettre aux visiteurs d’observer les attitudes de ces animaux. Des troncs d’arbres, des roches, une végétation herbacée viendront enrichir l’environnement des suricates et des otocyons qui pourront également choisir de se réfugier dans des terriers artificiels chauffés, visibles du public.

blob physarum - audrey dussutour

  • LE BLOB

biozone Europe – arrivée octobre 2019

Le blob, de son vrai nom Physarum polycephalumest un organisme unicellulaire aux particularités biologiques spectaculaires. Immortel en laboratoire, il se déplace jusqu’à 3 cm par heure pour trouver sa nourriture constituée de spores de champignons et de bactéries. Sa vitesse de croissance impressionnante fait qu’il double sa surface toutes les 24h, il peut donc atteindre plusieurs mètres carrés. En choisissant d’introduire un blob dans le vivarium de la zone Europe, le Parc Zoologique de Paris prend le pari de faire découvrir aux visiteurs un organisme incroyable et totalement inédit en parc zoologique. Capable de se multiplier à l’infini, de résoudre des problèmes pour trouver sa nourriture, d’apprendre à réagir à son environnement, de communiquer avec d’autres blob… cet organisme est un livre de biologie à lui seul, à faire découvrir à nos visiteurs grâce à une scénographie et à des dispositifs éducatifs novateurs.

requin chabot bambou / Brownbanded bamboo shark

  • LE REQUIN-BAMBOU

biozone Madagascar – arrivée décembre 2019

Parmi la dizaine d’espèces de requins bambous, deux fréquentent les eaux peu profondes des côtes de Madagascar. De livrée très graphique, ce poisson cartilagineux peut atteindre 1 mètre de long. Il prendra place dans une nouvelle structure, un aquarium marin tropical venant clore la visite de la Grande serre par une vision subaquatique spectaculaire.

Intégré dans un décor de faux rochers, l’aquarium recréera le plus fidèlement possible l’environnement naturel de cette espèce : un fond sableux dans un décor de récif corallien dans lequel évoluera le requin au milieu d’un cortège d’autres espèces de poissons.

La conception de cet aquarium répondra aux contraintes d’économie d’énergie – éclairage LED, recyclage de l’eau de l’osmoseur… – et au respect du bien-être animal toutes les espèces présentées seront nées en captivité et les coraux bouturés grâce à l’expertise des équipes d’autres aquariums français.

La présentation d’espèces marines tropicales au sein du Parc permettra d’aborder plusieurs thématiques environnementales d’actualité, notamment la disparition des récifs coralliens en lien avec le réchauffement climatique ainsi que l’impact de l’Homme sur les milieux marins côtiers. La conservation des requins pourra être également évoquée, l’occasion de réhabiliter l’image négative dont souffrent souvent ces animaux magnifiques.

Enfin, le nouvel aquarium constituera un prolongement de l’exposition « Océan, une plongée insolite », programmée à partir du 3 avril 2019, dans la Grande galerie du Jardin des plantes.

 

UNE ESPÈCE EN REMPLACE UNE AUTRE

L’arrivée des représentants de 5 nouvelles espèces, à l’occasion des 5 ans, ne doit pas faire oublier que chaque année, à l’issue des mouvements au sein de la collection, de nouvelles espèces arrivent, tandis que d’autres n’ont plus de représentants.

En 2018, la collection s’est enrichie notamment d’un couple de tatous à 6 bandes, de 3 espèces d’oiseaux (touraco à joues blanches, cabézon tâcheté, ibis huppé) ainsi que de 9 espèces dans les vivariums.

 

crédit photo ©Parc Zoologique de Paris

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