La saison des premières sorties des nouveaux nés est lancée !

Avec plus de deux cent vingt naissances en 2019, le parc zoologique & botanique de Mulhouse est une véritable nurserie au profit de la conservation d’espèces menacées. En février, plusieurs jeunes feront leurs premiers pas dans les enclos de leurs aînés, après plusieurs semaines ou mois passés auprès de leurs parents, et, pour certains, dans les loges de maternité.


 

Exceptionnel : la famille des propithèques s’agrandit encore !

Il y a tout juste un an, un bébé exceptionnel voyait le jour au Parc zoologique & botanique de Mulhouse : Jao, jeune propithèque couronné (Propithecus coronatus), né le 12 février 2019. Exceptionnel à plusieurs égards : dans son milieu naturel à Madagascar, le propithèque couronné est particulièrement menacé par le développement humain (culture sur brûlis) et le nombre de reproducteurs diminue chaque année ; aujourd’hui, seuls sept parcs zoologiques dans le monde sont capables d’assurer la reproduction de cette espèces ex situ et en 2019, seuls quatre petits sont nés dans le monde ; c’est dire l’importance, pour la conservation de ce primate, de la naissance de Jao. Exceptionnel aussi parce que sa maman, Poppy, a immédiatement pris en charge le petit… ce qui n’était pas gagné d’avance. « Ce petit propithèque couronné est le troisième d’une série de naissances européennes, et est le seul dont la maman s’est immédiatement occupée.

C’est une excellente nouvelle pour le programme d’élevage : nous savons que nous avons à Mulhouse une femelle qui peut régulièrement donner naissance à des petits dont elle s’occupera », témoignait alors Benoît Quintard, vétérinaire, directeur adjoint du Parc zoologique et botanique de Mulhouse.

Il faut croire que les parents de Jao, Poppy, née en 2013, et Manao, né en 2007, se plaisent : un deuxième bébé issu du couple est né le 22 janvier de cette année. Il a été baptisé Toky, ce qui signifie assurance et confiance. Comme pour Jao, l’homme n’a pas eu à intervenir dans l’élevage du bébé, élevé par sa maman : les soigneurs ne l’ont ainsi pas encore approché et son sexe demeure inconnu. Là encore, cette naissance est porteuse de nombreux espoirs ; le patrimoine génétique de l’espèce est dangereusement menacé. A Madagascar, le nombre d’individus matures ne cesse de décroître selon l’UICN, Union Internationale pour la Conservation de la Nature, et les parcs européens ne comptent que dix-neuf individus en âge de se reproduire. Le Parc zoologique & botanique de Mulhouse est particulièrement impliqué dans la conservation des primates malgaches : membre fondateur de l’AEECL, Association Européenne pour l’Etude et la Conservation des Lémuriens, qui fédère un consortium d’une trentaine de parcs zoologiques et d’universités européennes, autour de la conservation et les projets de recherche pour les espèces de lémuriens les plus gravement en danger de Madagascar, le Parc zoologique contribue également, sur place, à Madagascar, aux actions de sensibilisation des populations locales au développement durable. En Alsace, le parc abrite plusieurs espèces de lémuriens malgaches menacés comme le lémur aux yeux turquoise, le lémur couronné ou encore le lémur à ventre roux. Des naissances sont régulièrement enregistrées.

 

Sur leurs longues pattes, les trois louveteaux à crinière quittent leur tanière

Autre espèce dont le nombre d’individus matures continue de réduire dans son milieu naturel, en Amérique du Sud, le loup à crinière (Chrysocyon brachyurus) est pour l’instant classé par l’UICN comme « quasiment menacé ». Trois petits, deux mâles et une femelle, sont nés mi-décembre au Parc zoologique & botanique de Mulhouse, dans le cadre du Programme d’Élevage Européen (EEP) dont l’espèce fait l’objet. Arrivés à Mulhouse le 11 avril 2017 pour Sera, la maman de quatre ans, et le 30 septembre 2010 pour Satan, le papa de dix ans, la portée de trois louveteaux est la 2e portée du couple.De la famille des Canidae, le loup à crinière doit son nom vernaculaire à sa longue toison noire sur l’encolure et les épaules. Les longues pattes fines du loup à crinière sont particulièrement adaptées à son habitat, le cerrado, essentiellement constitué de hautes herbes.

 

Un autre couple particulièrement fertile : Sandia et Obi, tamarins bicolores

Poppy et Manao ne sont pas les seuls primates particulièrement fertiles ces dernières années. Sandia, douze ans, et Obi, onze ans, tamarins bicolores (Saguinus bicolor) comptabilisent à eux deux vingt- trois portées entre 2014 et aujourd’hui, dont cinq ensemble. Dernières en date : le couple a donné naissance à un mâle et une femelle en mai 2019 et à deux autres petits, le 15 décembre 2019. Les sexes restent encore à déterminer. Classé « en danger » par l’UICN, le tamarin bicolore vit dans les forêts du Nord du Brésil, particulièrement menacées par l’agriculture intensive.

Particularité de l’espèce, la femelle tamarin bicolore donne systématiquement naissance à une (ou plusieurs) paire de jumeaux. Face à ces naissances multiples, les mâles jouent un rôle important dans le transport et l’éducation des jeunes, les femelles ne pouvant assurer seules ces arrivées de plusieurs petits.

 

Un bébé « singe volant »

Dernier bébé star des vacances de février au Parc zoologique & botanique de Mulhouse, un jeune saki à face blanche (Pithecia pithecia) est né le 24 décembre 2019. Il s’agit de la première portée de chacun des deux parents, Balio, onze ans, et Dej, treize ans. Lui aussi originaire d’Amérique du Sud, le saki à face blanche est également connu sous le nom de « singe volant », du fait notamment de ses jambes arrière plus longues que ses jambes avant, qui lui permettent de sauter très rapidement d’un arbre à l’autre. Comme pour les autres primates qui naissent au Parc zoologique & botanique de Mulhouse, l’élevage naturel, par les parents, est privilégié à l’élevage par l’homme, à la main. Ainsi, le jeune saki n’a pour l’instant pas été en contact avec les soigneurs et son sexe reste à déterminer.

L’ensemble de ces jeunes feront leurs premiers pas dans les enclos extérieurs ces prochains jours ; les portes des loges de maternité seront ouvertes et les parents décideront de l’opportunité (ou non) de présenter leurs bébés au public du parc. A observer sur le dos des parents pour les six primates ! Attention cependant, les sorties des animaux, encore jeunes et fragiles, dépendront des conditions climatiques.

 

Crédit photo : Zoo de Mulhouse

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