Le phoque L9 à regagné la rance après 3 mois passés au centre de soins

La femelle phoque veau marin identifiée L9 a quitté le jeudi 5 novembre au matin le Centre de soins à Océanopolis pour être relâchée là où elle a été secourue, à Plouër-sur-Rance dans les Côtes d’Armor.

Un animal sauvage dont il faut respecter la tranquillité.


Le jeudi 5 novembre 2020, L9 a regagné le milieu naturel. Après 3 mois de prise en charge au Centre de soins à Océanopolis, l’animal a repris du poids, 34 kg en 105 jours, et pèse aujourd’hui 77 kg. Cette prise de poids lui a permis aujourd’hui de regagner la Rance. Les derniers examens médicaux pratiqués ne s’opposent pas à sa réhabilitation en milieu naturel. L9 est un animal âgé, 20 ans cette année (l’espérance de vie de cette espèce varie entre 25 et 30 ans), dont il faut apprendre à apprécier la compagnie à distance.

Retour en France : pour cet animal bien connu des costarmoricains

L’équipe du Centre de soins, accompagnée par Gaël Gauthier, membre de l’association AL LARK, a pris la décision de relâcher L9 sur les rives de la Rance et non à proximité des colonies de phoques veaux marins de la baie de Mont Saint-Michel.

« Cet animal vit sur la Rance depuis 20 ans. Elle ne connait pas l’environnement de la baie de Mont Saint-Michel. Il s’agit d’un animal âgé qui a montré à plusieurs reprises sa volonté de s’établir en Rance. Nous pensons que pour lui offrir les meilleures chances de réadaptation, le rivage de Plouër-sur-Rance est la meilleure option. »

explique Sami Hassani, Directeur de l’Association pour la Conservation des Mammifères et Oiseaux marins de Bretagne et Coordinateur Réseau Echouage Bretagne.

Ces dernières années, L9 s’est peu déplacée, préférant les zones familières des rives de la Rance et de la cale de Mordreuc. Le fait de la relâcher dans cet environnement permettra également aux équipes du Centre de soins d’avoir régulièrement de ses nouvelles.

© Océanopolis

Une prise en charge : de 3 mois au Centre de soins

Cette femelle phoque veau marin adulte a rejoint le Centre de soins le 23 juillet 2020, soit 20 ans après sa première prise en charge alors qu’elle n’était âgée que de quelques jours en juillet 2000. Émaciée et très affaiblie, elle a été secourue à Plouër-Sur-Rance par Gaël Gauthier, membre de l’association AL LARK, et Augustin Rufflé, vétérinaire, tous deux membres du Réseau national échouage.

À son arrivée, cette femelle adulte présentait un état de santé préoccupant. Très amaigrie, elle ne pesait que 43 kg. Habituellement, les phoques veaux marins femelles adultes présentent un poids d’une centaine de kilos. Sans blessures visibles, mais léthargique et déshydratée, elle présentait également des troubles digestifs. Un bilan complet, comprenant une prise de sang, plusieurs radios ainsi qu’une échographie, a été pratiqué dans les jours qui ont suivis sa prise en charge. Aucun de ces examens médicaux n’ont pu expliquer l’origine de l’état de santé préoccupant de L9.

Un animal sauvage : dont il faut respecter la tranquillité

Depuis son plus jeune âge, L9 présente une forte imprégnation à l’humain. La femelle se repose habituellement sur la cale fréquentée de Mordreuc ou sur des pontons à proximité.

Outre-Manche, les pays anglo-saxons nomment parfois le phoque veau marin : harbour seal, ou phoque de port. Cette appellation peut fait référence au peu de crainte que cette espèce de phoque nourrit envers l’Homme mais aussi au fait que cette espèce fréquente des sites très côtiers.
Le phoque veau marin, comme tout autre mammifère marin, est un animal sauvage. Il est nécessaire, pour leur santé, d’observer ces animaux à distance et de ne pas chercher à avoir d’interactions avec eux.

Recevez toutes l’actualités des zoos français directement dans votre boîte de mail.

search previous next tag category expand menu location phone mail time cart zoom edit close